Pensée Amérindienne

 

Poème sur la mort, prière amérindienne magnifique, à lire si vous vous sentez mal suite à la perte d'un être cher.

 

  • Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
  • Laissez-moi partir
  • Car j’ai tellement de choses à faire et à voir !
  • Ne pleurez pas en pensant à moi !
  • Soyez reconnaissants pour les belles années
  • Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !
  • Vous ne pouvez que deviner
  • Le bonheur que vous m’avez apporté !
  • Je vous remercie pour l’amour que chacun m’a démontré !
  • Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
  • Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
  • La confiance vous apportera réconfort et consolation.
  • Nous ne serons séparés que pour quelques temps !
  • Laissez les souvenirs apaiser votre douleur ! Je ne suis pas loin et la vie continue !
  • Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !
  • Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,
  • Et si vous écoutez votre coeur, vous sentirez clairement
  • La douceur de l’amour que j’apporterai !
  • Quand il sera temps pour vous de partir,
  • Je serai là pour vous accueillir,
  • Absent de mon corps, présent dans l’infini cosmique !
  • N’allez pas sur ma tombe pour pleurer !
  • Je ne suis pas là, je ne dors pas !
  • Je suis les mille vents qui soufflent,
  • Je suis le scintillement des cristaux de neige,
  • Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
  • Je suis la douce pluie d’automne,
  • Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,
  • Je suis l’étoile qui brille dans la nuit !
  • N’allez pas sur ma tombe pour pleurer
  • Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.

 

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Wb voilier

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin,
et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon côté dit : « il est parti !»

Parti vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
sa coque a toujours la force de porter
sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
pas en lui.

Et juste au moment où quelqu'un prés de moi
dit : «il est parti !»
il en est d'autres qui le voyant poindre à l'horizon
et venir vers eux s'exclament avec joie :
«Le voilà !»

C'est ça la mort !
Il n'y a pas de morts.
Il y a des vivants sur les deux rives.

Poème de William Blake

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